Bienfaits psychologiques de la course à pied pour les jeunes

Les adolescents débordent d’énergie. Pratiquer une activité physique comme la course permet de se défouler, de canaliser ses forces et, grâce à la sécrétion de dopamine, d’être moins fatigué. Courir, c’est aussi une source de valorisation auprès des autres à un moment de la vie où l’on doute souvent de soi.
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La course à pied apporte de nombreux bienfaits pour les jeunes, explications du Dr Sébastien Le Garrec, médecin du sport à l’INSEP, et de Sophie Cadalen, psychanalyste.

À l’adolescence, on déborde d’énergie, on bouillonne de l’intérieur. Pratiquer une activité physique permet de canaliser ses forces, de se défouler, tout en prenant du plaisir et en ressentant un vrai bien-être.
Ces bienfaits, on les doit à des hormones surprenantes.

Les endorphines : antidouleur et euphorie

Le premier effet d’une bonne séance de running, c’est une sensation agréable, une sensation de bien-être. Celle-ci survient pendant l’activité et se prolonge même après la séance ! Cette sensation est due à la production d’endorphines, un groupe de neurotransmetteurs dont la structure est très proche de la morphine, et qui sont un puissant antidouleur. Grâce à elles, vous pouvez donc continuer à courir et à fournir votre effort, tout en ressentant du plaisir, voire même de l’euphorie !
Lorsque l’on court, le corps sécrète des endorphines au bout de quelques minutes seulement. Et l’avantage, c’est que cette sécrétion ne s’arrête pas quand vous stoppez votre course ! En effet, la sécrétion des endorphines continue jusqu’à atteindre un pic, entre 45 à 60 minutes après l’effort. Après une course, vous vous sentez donc mieux, et pendant longtemps !

La dopamine : plaisir et vigilance
En plus des endorphines, le sport contribue à stimuler la production de dopamine, l’hormone du plaisir et de la vigilance, qui diminue la sensation de fatigue. Comme pour les endorphines, le corps sécrète de la dopamine seulement quelques minutes après le début de la course, l’effet est donc immédiat ! Après une bonne course, vous vous sentirez moins fatigué et vous serez plus vif et tonique. La dopamine est également sécrétée lorsqu’il y a consommation d’alcool ou de drogue, ou encore lors d’une activité sexuelle. La dopamine et dans une moindre mesure les endorphines sont responsables de l’effet « addictif » de la course à pied dont on entend souvent parler !

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Le sport stimule la production de dopamine, l’hormone du plaisir et de la vigilance, qui diminue la sensation de fatigue. La dopamine est responsable de l’effet “addictif” de la course à pied dont on entend souvent parler !

Dr Sébastien Le Garrec, médecin du sport à l’INSEP

Pratiquer un sport comme la course à pied, c’est aussi une source de valorisation auprès des autres, à une période de la vie où l’on en a besoin, car on doute de soi. Le sport permet de se sentir mieux dans sa peau, à une période où il faut s’habituer à un corps qui se transforme. Pratiquer un sport comme la course à pied permet aussi aux jeunes de s’ouvrir aux autres, de développer une plus grande sociabilité.

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La pratique d’un sport comme la course à pied permet aux jeunes de se sentir mieux dans leur peau et de développer une plus grande sociabilité.

Dr Sébastien Le Garrec, médecin du sport à l’INSEP

En quoi le sport permet-il d’avoir une meilleure estime de soi ? Décryptage de Sophie Cadalen, psychanalyste.
Je pense qu’à tout âge, le sport peut aider à s’approprier son corps, ce qui aide à se sentir mieux, à retrouver une estime de soi. Tout le monde a un rapport étrange à l’image de son propre corps. Déjà parce qu’on ne le voit pas vraiment. Combien de fois des femmes se plaignent d’être grosses alors qu’elles ont une silhouette très fine. Alors il faut choisir, soit de poursuivre un modèle imposé qui n’existe pas, soit d’apprendre à vivre avec lui et à l’aimer. C’est une construction permanente, on n’a jamais fini de connaître son corps. Cela nous est tous arrivé à un moment de notre vie de « marcher à côté de notre corps », de se dire a posteriori : « là je n’y étais pas vraiment ». Le sport est un bon moyen d’habiter son corps, de ne faire qu’un avec lui.

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Pratiquer un sport comme la course à pied, c’est aussi une source de valorisation auprès des autres, à une période de la vie où l’on en a besoin, car on doute de soi. Le sport permet de se sentir mieux dans sa peau.

Sophie Cadalen, psychanalyste