Courir après 40 ans, bénéfique pour le corps et l’esprit !

Renforcement musculaire, tonicité, meilleure posture, capacité cardiaque et pulmonaire développées, diminution des risques cardio-vasculaires… Les bénéfices de la course sur le corps sont nombreux. Courir vous incitera aussi à retrouver un moral d’acier et une vraie qualité de vie. Alors n’hésitez plus, courez !
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Courir après 40 ans est bénéfique pour le corps et pour l’esprit ! Explications de Sophie Cadalen, psychanalyste, et du docteur Sébastien Le Garrec, médecin du sport à l’INSEP

Vous avez décidé de reprendre le sport à plus de 40 ans ? Vous avez raison ! Il n’est jamais trop tard et la reprise d’une activité physique vous apportera de nombreux bienfaits. Premiers effets sur votre corps : un renforcement de la force musculaire, de la tonicité et une meilleure posture. Votre masse grasse va diminuer au profit de votre masse maigre (muscles). Vos capacités cardiaques et pulmonaires vont augmenter, tandis que les risques cardio-vasculaires, eux, diminueront. Mais ce n’est pas tout…

Courir est aussi très bénéfique pour l’esprit
La reprise de la course à pied va vous encourager à manger plus équilibré, à arrêter de fumer, à changer votre mode de vie. Au bout du compte, le sport sera garant d’une meilleure qualité de vie générale, de plus en plus vertueuse.
Des capacités musculaires et cardio-vasculaires accrues, une silhouette affinée, des progrès réguliers (quel que soit votre état général au départ) vont aussi développer une meilleure estime de vous-même, et donc un meilleur moral. Et en reprenant une telle activité, cela peut aussi être l’occasion de s’inscrire dans un groupe, une association, de faire ainsi de nouvelles rencontres...

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“La course à pied va vous encourager à manger plus équilibré, à arrêter de fumer, à changer votre mode de vie… Le sport sera garant d’une meilleure qualité de vie générale, de plus en plus vertueuse.”

Dr Sébastien Le Garrec, médecin du sport à l’INSEP

Prendre du temps pour soi et se retrouver
À la quarantaine, il se joue quelque chose de l’ordre de la réappropriation. C’est le moment d’une (re)prise en main. Cela correspond souvent à une période où les enfants sont devenus indépendants, et où la vie sociale est établie. C’est l’âge aussi où l’on sent qu’on ne peut plus avoir l’insouciance de ses 20 ans (époque où tout va bien même sans prendre soin de soi). On commence à ressentir des fragilités, et on se dit qu’il est temps de les prendre en compte.
C’est aussi le temps des potentiels, dans tous les sens du terme : soit on s’inscrit dans un mal de dos qui ne va plus nous quitter et on accepte de subir les premiers signes d’arthrose, soit on décide de retrouver son corps, de le prendre en main, de travailler son endurance et sa souplesse. On comprend que notre corps est notre « véhicule ». On sent qu’on va avoir besoin de lui et qu’il est important de l’entretenir, en reprenant le sport par exemple. Sans cette démarche, on s’inscrit dans une fatalité et on laisse les années nous rattraper.

Est-ce facile de s’autoriser à prendre soin de soi quand on s’est longtemps oublié ?
Cela peut être facile si l’on prend la bonne entrée. Encore une fois, il faut s’éloigner des injonctions du type : « Faire du sport pour ne pas devenir une mémère », « Faire du sport pour être en bonne santé… » Suivre ces injonctions finit toujours par conduire au découragement et engendre une mauvaise image de soi. Il vaut mieux rechercher les voies du plaisir. Une fois qu’on a trouvé l’activité sportive qui nous convient, il est simple d’y retourner régulièrement. Cette porte d’entrée est toujours quelque chose de très personnel. On ne le fait pas pour suivre le mouvement, on le fait « pour soi ». En choisissant de pratiquer un sport comme la course à pied, vous retrouverez un bon moral. Un phénomène que l’on doit aussi aux endorphines et à la dopamine (voir article « Hormones »).

Est-ce qu’il existe un risque d’en faire trop, de devenir « addict » ?
On peut vite devenir un obsessionnel du sport dès qu’on commence à éprouver du plaisir dans ce domaine. Beaucoup de coureurs comparent leur sport à une drogue dure, et ils sont capables de partir courir par n’importe quel temps, qu’il vente ou qu’il neige. Mais ce n’est pas pour autant un problème. L’entourage ne doit pas s’inquiéter de cette passion.
La seule limite à ne pas franchir, c’est de négliger sa vie privée, son travail, ou d’effectuer de grosses dépenses en matériel technique.
Certains deviennent accros de la course à pied, comme on opère une fuite en avant. Ils se surpassent pour s’oublier ou éviter de penser à des questions trop existentielles. Ces personnes vont souvent trop forcer, et le corps va réagir. Il est un allié, certes, mais il interprète nos exagérations. On risque alors le claquage ou la déchirure.

 

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“À la quarantaine, il se joue quelque chose de l’ordre de la réappropriation. C’est le moment d’une (re)prise en main. On comprend que notre corps est notre “véhicule”. On sent qu’on va avoir besoin de lui et qu’il est important de l’entretenir, en reprenant le sport par exemple.”

Sophie Cadalen, psychanalyste