Risques et contre-indications de la course après 40 ans

La reprise d’un sport après 40 ans nécessite d’être prudent, car les capacités musculaires, pulmonaires et cardio-vasculaires ne sont plus les mêmes qu’avant. Pour éviter tout risque, il faut donc consulter un médecin qui vérifiera l’absence de contre-indications, en réalisant un test d’effort par exemple.
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Quels sont les risques et les contre-indications de la course après 40 ans ? Les explications du Dr Sébastien Le Garrec, médecin du sport à l’INSEP, et du Dr Dany Marcadet, cardiologue du sport.

La reprise d’une activité physique après 40 ans nécessite d’être prudent. Lorsque l’on a déjà l’expérience d’une activité sportive dans le passé, on est souvent tenté de vouloir redémarrer au niveau auquel on s’est arrêté. C’est oublier que le corps se « désathlétise » très rapidement, et que nos capacités musculaires, cardio-vasculaires et pulmonaires ne se maintiennent que si nous sommes réguliers et assidus dans l’activité.

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Lorsque l’on a déjà l’expérience d’une activité sportive, on est tenté de vouloir redémarrer au niveau auquel on s’est arrêté. C’est oublier que le corps se “désathlétise”.

Dr Sébastien Le Garrec, médecin du sport à l’INSEP

Passé 40 ans, le risque de blessure musculaire ou tendineuse est accru. Il convient donc d’être attentif à l’échauffement, aux étirements, à une hydratation correcte et à une bonne hygiène de vie.
Avant de reprendre, il sera indispensable de consulter votre médecin, afin de vérifier que vous n’avez pas de contre-indications à l’activité, en particulier cardiaques. Une épreuve d’effort est recommandée à partir de 40 ans, et pourra être renouvelée tous les cinq ans environ.

Des différences hommes/femmes en termes de risques

Le risque de blessure musculaire ou tendineuse est plus important chez l’homme, tout comme le risque cardio-vasculaire.
À l’inverse, certaines lésions ligamentaires, comme la rupture du ligament croisé antérieur du genou, sont plus fréquentes chez la femme.
Un élément qui nous diffère : la densité osseuse. Elle va diminuer beaucoup plus vite chez la femme, surtout lorsque la ménopause est installée. Il faudra donc vérifier qu’elle est suffisante pour pratiquer sans risque. Cependant, l’activité physique augmente cette densité, et elle sera donc la plupart du temps fortement recommandée.

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Le risque de blessure musculaire ou tendineuse est plus important chez l’homme, tout comme le risque cardio-vasculaire. À l’inverse, certaines lésions ligamentaires sont plus fréquentes chez la femme.

Dr Sébastien Le Garrec, médecin du sport à l’INSEP

Les contre-indications
Si vous avez déjà une cardiopathie (une maladie cardiaque), seul votre cardiologue pourra dire si vous pouvez courir. Dans le cas contraire, il vous conseillera sûrement de faire de la marche, tout aussi bénéfique pour le système cardio-vasculaire. Dans tous les cas, un bilan cardio-vasculaire est indispensable avant la reprise du sport, avec obligatoirement un test d’effort.
Parmi les patients cardiaques, il y en a beaucoup pour lesquels les cardiologues recommandent la course à pied. Cette activité physique permet d’augmenter la performance du cœur, et donc de dépenser moins d’énergie pour la vie quotidienne, comme pour monter des escaliers, ce qui diminue fortement le risque de faire un nouvel accident cardiaque. Mais là encore, il faut être très prudent sur les entraînements. Et il est indispensable de consulter son cardiologue avant de se lancer, pour faire le point.

Les personnes qui suivent un traitement doivent être particulièrement attentives : tout changement thérapeutique nécessite un nouveau test d’effort avant la reprise d’une activité physique.

Attention aussi si vous portez des prothèses (de hanche par exemple), il est impératif de consulter son médecin avant de se lancer dans une nouvelle activité sportive.

 

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Tout changement thérapeutique nécessite un nouveau test d’effort avant la reprise d’une activité physique

Dr Dany Marcadet, cardiologue du sport