16/25 ans : courir n’est pas dénué de risques

Fragilité des cartilages, tendinites de sur-sollicitation, fracture de fatigue… Pratiquer un sport quand on est jeune est très bénéfique pour le corps et l’esprit, mais pas sans danger. Alors même si vous êtes en bonne santé, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant avant de courir.
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Y a-t-il des risques spécifiques aux jeunes coureurs ? Explications du docteur Sébastien Le Garrec, médecin du sport à l’INSEP, et de Stéphane Cardon, kinésithérapeute

Même si vous êtes jeune et en bonne santé, le running n’est pas sans risque. Votre médecin traitant est celui qui connaît le mieux vos antécédents médicaux personnels et familiaux, et votre état de santé actuel. N’hésitez donc pas à le consulter.
Le premier risque de la pratique sportive est lié à la croissance. Durant cette période, le cartilage de croissance, qui est la partie de l’os qui lui permet de grandir, est une zone fragile, donc sujette aux blessures, s’il y a traumatisme aigu ou microtraumatismes répétés. Une douleur articulaire n’étant jamais banale, il faudra, si elle survient, prendre l’avis de votre médecin avant de poursuivre l’activité.

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“Une douleur articulaire n’étant jamais banale, il faudra, si elle survient, demander l’avis de votre médecin avant de poursuivre l’activité”

Dr Sébastien Le Garrec, médecin du sport à l’INSEP

Attention, n’allez pas trop vite ! Quand on est jeune, on a envie de progresser très vite, et on risque de développer ce qu’on appelle des tendinites de sur-sollicitation.


Soyez également vigilant du côté de certaines maladies cardiaques congénitales, le plus souvent silencieuses, mais qui peuvent entraîner des morts subites à l’effort sur le terrain. Ces pathologies sont le plus souvent familiales. Si un parent proche est mort brutalement à un âge précoce, cela doit attirer votre attention. Là encore, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin de famille, qui pourra vous rassurer ou vous mettre en garde.
En cas de douleur thoracique à l’effort, d’impression de cœur qui bat trop vite ou trop fort, de malaise, il est impératif de prendre l’avis d’un cardiologue. Fort heureusement, ces situations sont rares. Si la pratique sportive est régulière, un électrocardiogramme de repos est conseillé dès l’âge de 12 ans, puis tous les 3 ans jusqu’à l’âge de 20 ans.
 

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“Attention, n’allez pas trop vite ! Quand on est jeune, on a envie de progresser très vite, et on risque de développer ce qu’on appelle des tendinites de sur-sollicitation”

Stéphane Cardon, kinésithérapeute

Attention, une pratique sportive intensive (au-delà de 10 heures par semaine) peut être inadéquate, en particulier pour les jeunes filles. Il arrive que l’on observe dans ces situations des troubles du comportement alimentaire (de type restrictif), avec un retard pubertaire, et un risque accru de fracture de fatigue (fracture par sur-sollicitation de l’os).