La descente d’organes, un phénomène redouté

Lors d’une descente d’organes, l’utérus descend dans le vagin, et la vessie et le rectum ne sont plus maintenus correctement à leur place. Les premiers symptômes sont souvent des fuites urinaires ou une sensation de pesanteur dans le bas-ventre. Il ne faut pas hésiter à consulter rapidement un gynécologue.
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Explications du docteur Bernadette de Gasquet, médecin généraliste, et du professeur Philippe Deruelle, gynécologue-obstétricien

Lors d’une descente d’organes, également appelée prolapsus, l’utérus descend dans le vagin, et la vessie et le rectum ne sont plus maintenus correctement à leur place. Les premiers symptômes du prolapsus sont souvent des fuites urinaires, une constipation  ou une sensation de pesanteur dans le bas-ventre. Il est alors important d’aller consulter un gynécologue et de mentionner toutes ces gênes. Lors d’un examen gynécologique classique, la patiente est allongée sur le dos, ce qui explique que le gynécologue peut passer à côté du diagnostic de la descente d’organes s’il ne la recherche pas en particulier.

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On estime qu’une femme sur deux après 45 ans serait concernée par la descente d’organes. Plus une femme a eu d’enfants, plus le risque est important.

Dr Bernadette de Gasquet, médecin généraliste, professeur de yoga

Il existe des méthodes de rééducation et une opération chirurgicale pour corriger ce problème, mais les bénéfices ne sont pas définitifs. Il vaut mieux prévenir que guérir… La prévention consiste à remuscler son périnée grâce à de la rééducation et avant de reprendre la course à pied.
On estime qu’une femme sur deux après 45 ans serait concernée par la descente d’organes. En effet, passé l’âge de 40 ans, la production d’hormones féminines diminue, ce qui entraîne une perte de tonicité des muscles et du périnée, favorisant alors le prolapsus. Plus une femme a eu d’enfants, plus le risque est important. Certains sports peuvent aggraver le phénomène. En effet, les organes ne descendent pas d’un seul coup. Le problème s’aggrave avec la répétition de chocs dans le temps.

Que peut faire une femme sportive pour prévenir le risque d’une descente d’organes ?
Si les femmes sportives ont plus de risque de connaître ce phénomène (risque multiplié par deux par rapport aux non-sportives), cela reste rare chez les sportives amateurs. Cela ne doit donc pas vous empêcher d’aller courir, loin de là ! Le meilleur moyen de prévenir une descente d’organes est déjà de ne pas courir tant que le périnée n’est pas correctement remusclé.

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Pour prévenir une descente d’organes, on peut utiliser un pessaire. Ce dispositif est particulièrement bénéfique pendant la course à pied

Dr Bernadette de Gasquet, médecin généraliste, professeur de yoga

En prévention pour toutes les femmes : le pessaire
Durant la course, pour les femmes à risque ou sentant une lourdeur dans le bas du ventre, il est recommandé d’utiliser un pessaire.

(Des pessaires sont disponibles sur le site internet http://www.physiomat.com/ ou directement à l’Institut de Gasquet http://www.degasquet.com/).

Un pessaire est un petit cube souple en silicone de moins de 3 centimètres, que l’on insère dans le vagin. Une fois à l’intérieur, il va se détendre et se ventouser aux parois. Le vagin est ainsi fermé, la vessie et le rectum sont contenus. Ce dispositif est particulièrement bénéfique pour lutter contre la descente d’organes pendant la course à pied. Il est aussi recommandé aux femmes qui travaillent debout, et doivent porter de lourdes charges.